Depuis quelques jours, notre presse quotidienne ne parle plus de ralentissement du marché immobiler français; mais utilise les termes de crise immobilière ou krach immobilier. Qu’en est il vraiment ? Doit on faire face à un effondrement du marché immobilier français et ses conséquences sur l’économie nationale ?

Il est certain que lorsqu’on regarde les chiffres du marché immobilier français, on constate un fort recul dans les ventes de logements neufs (voir Forte baisse des logements neufs en France) mais aussi du côté de l’ancien. Or il s’agit du volume des ventes et non pas des prix. Si vous envisagez d’acheter un appartement ou d’acheter une maison en ce moment, vous constatez qu’au mieux les prix ont légèrement baissé, au pire ils ont moins augmenté que l’année dernière !
Pourquoi les volumes baissent ? Majoritairement, cette baisse du volume des transactions sur le marché immobilier français est dû au fort recul des offres de crédits immobiliers. D’après la Tribune, 16% des dossiers de crédits immobiliers financés il y a un an, ne le seraient plus aujourd’hui. Les banques sont dépendantes de leur taux de refinancement et c’est ce taux qui explose ! Il y a une crise des liquidités bancaires qui fait que le taux des crédits immobiliers augmente et continuera d’augmenter cette année. De plus, les banques ont perdu beaucoup d’argent dans leur course au crédit immobilier. Les dossiers de crédits immobiliers signés se sont avérés peu ou pas rentables pour elles. Aujourd’hui les critères de sélection pour l’obtention d’un crédit immobilier sont beaucoup plus sévères.
Faut il pour autant parler de bulle immobilère, de crise immobilière ou de krach immobilier (…!!) ?
Oui, pour les plus pessimistes. La baisse du volume de ventes va avoir un impact sur deux secteurs : les ventes de bien d’équipement et la construction. Or ces deux secteurs ont un impact considérable dans l’économie française.
Non, il ne faut pas craindre une crise immobilière sur le marché immobilier français disent les plus optimistes. Ils avancent deux raisons. La première : le niveau des prix ne s’effondre pas. La demande est donc toujours soutenue et ce sont juste les délais de transaction immobilière qui sont plus longs. Sur ce point là, on est dans une situation très différente de 1990, époque du krach immobilier. Deuxième raison : la hausse des prix des matières premières et les contraintes du Grenelle de l’environnement vont maintenir haut le prix de cosntruction des logements neufs. Les promoteurs immobiliers ont déjà anticipé la chute du volume des ventes des logements neufs en suspendant des programmes immobiliers. Or comme la demande de logements neufs est toujours forte sur le marché immobilier français, ils pensent que dès fin 2009, on se retrouvera dans une situation de pénurie de logements neufs …qui fera redémarrer le marché immobilier français.
Et pourtant si les prix de l’immobilier baissaient …ne serait ce pas la meilleure façon de sortir de cette crise immobilière latente ?
22 juin 2008 à 6:30
je ne pense pas que l’immeuble parisien à vendre… de votre blog soit une bonne affaire, certes le locataire a un bail de 5 ans minimum,il a été augmenté récemment,il y a une importante liste d’attente pour le remplacer, mais!!! son employeur est largement surendetté!!
plus sérieusement il y a quelques semaines je vous disais que la période des soldes ,surtout dans le domaine locatif défiscalisé approchait, et bien je crois que nous y sommes!
22 juin 2008 à 7:14
optimiste ? pessimiste ?
reflexions:
deux petites infos “discrétes” relevées dans la presse financière
1- le niveau des stocks de logements neufs vient de revenir pour la première fois à celui de 1992,date du milieu de la crise immo de 1989/94
2- ICADE Sté filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations donc l’Etat, vient de mettre en vente il y peu de temps 15 à 20 000 logements.La CDC ayant entre autes missions celle de tenter de réguler un peu les marchés, immo,boursiers ou autres…bizarre
hypothèse l’Etat ne vendrait il pas du patrimoine avant que les contions se détériorent vraiment ??
les questions sont faciles les réponses le sont moins,je vous donne mon point de vue :
le marché de l’immobilier restera toujours une somme de micros marchés,donc je suis d’accord sur les exceptions
mais attention à la désinformation organisée par les professionnels,nous sommes passés en 2/3 mois à peine de la notion d”atterrissage en douceur” à “crise ? ” à “krack ? ”
d’accord personne n’a intérêt à accentuer la baisse, mais encore moins les professionnels,qui veulent garder un temps d’avance et dans ce domaine comme dans celui de la bourse,le particulier,le petit porteur, dont la réactivité est plus lente sert d’excellent amortisseur,permettant de conserver au marché une fluidité suffisante permettant aux autres de garder une longueur d’avance
22 juin 2008 à 7:26
je ne voudrais pas encombrer votre blog plus longtemps, mais comme aprés tout Conseil est mon pseudo, je vais me permettre d’en donner un à vos contacts: plus que jamais dans ces périodes, sortez du système traditionnel,votre banquier, votre agent immobilier,votre assureur,allez vers un indépendant qui fera le “marché” pour vous
à condition qu’il soit sérieux et traiter avec lui sur un contrat à façon négocié gagnant/gagnant, ne rémunérer que le résultat constaté pas le résultat “pro forma” !
23 juin 2008 à 7:57
Merci Jean pour ces conseils très intéressants.Sachez que vous n’encombrez pas mon blog, bien au contraire.