Actuellement des informations contradictoires circulent sur ce thème et il est donc difficile de se faire une opinion précise. La baisse des prix dans l’immobilier en France va-t-elle continuer ?

Analysons les chiffres qui sont donnés par la Chambre des Notaires et la presse spécialisée immobilière et financière. Première constatation, on ne parle pas toujours de la même chose.
Si on se réfère au prix, la seule base fiable est la constatation faite à partir des actes notariés et là apparaît le chiffre d’environ - 6% sur un an avec un ralentissement en juillet 2009. Donc optimisme, puisqu’on s’attendait à - 10%. La tendance serait donc à la sortie de crise… Peut on donc dire que c’est la fin de la baisse des prix dans l’immobilier ?
Autre approche, l’évolution du nombre d’acte signés, et là pas d’amélioration sensible, ce nombre continue à être élevé, on reste sur la même tendance, entre - 20 et -35% selon les biens et ou les régions.
Les prix baissent moins que prévu, mais il n’y a pas de retour à un nombre élevé de transactions, le marché de l’immobilier est donc toujours bloqué. Est ce que cela est lié à une baisse insuffisante des prix de l’immobilier ?
Comme dans tout marché pour que les prix augmentent, il faut que la demande soit supérieure à l’offre et inversement pour qu’ils baissent. Alors regardons les différents paramètres de ce marché.

Les stocks dans le neuf, toujours importants mêmes si la plupart des promoteurs ont gelé leurs programmes ou même différés leur demande de permis de construire, la loi Scellier à permis opportunément de réduire ces stocks, mais ce n’est pas suffisant.
Les stocks dans l’ancien, pas d’amélioration non plus puisque pas d’incitation fiscale suffisante et puis n’oublions pas nos amis anglais qui repartent chez eux, subissant le double effet de la parité livre sterling/euro et la fonte de leurs économies placées contrairement à nous à plus de 70% en bourse.

La demande locative : il semble logique qu’elle progresse, à défaut de pouvoir acheter , on loue !Oui mais deux freins, la solvabilité dégradée des futurs locataires en période de crise donc de chômage, et puis l’effet pernicieux des lois de déficalisations, dans certains endroits l’offre serait déjà trop abondante ( 30.000 logements non loués).
La baisse des taux de crédits immobiliers: pour les taux fixes, autour de 4% actuellement, on est probablement pas loin des minima, à éviter bien sûr les taux variables, plus faibles mais dont la probabilité à la hausse dans le temps représente un risque avéré.
Le retour à une forte demande des acheteurs étrangers: Qui peut y croire ? Ils ont des soucis avec leur patrimoine dans leur pays donc peut réceptifs à de nouveaux investissements !
Donc, oui, la baisse des prix de l’immobilier va et doit se continuer en France, par effet de lassitude des vendeurs, nécessité de sortie des prêt relais venus à échéance, ventes pragmatiques des étrangers.
Tant que le couple «classique» avec enfant, travaillant à deux, ayant un petit apport, ne sera pas un mesure d’acheter son trois pièces, car son endettement sera trop important, le marché ne se retournera pas. Et il semble difficile qu’on puisse aujourd’hui tabler sur une augmentation substantielle des revenus de notre couple pour trouver la solution!
Votreavis sur la baisse des prix dans l’immobilier ?
Jean Conseil
14 août 2009 à 10:11
Encore une fois, c’est très sectoriel, la baisse n’est pas ressentie partout en France de la même façon et fort heureusement des villes dynamiques tirent leur épingle du jeu.