La question de la reprise de l’immobilier en 2010 est continuellement dans l’actualité. Nous y avons déjà consacré plusieurs articles recensant les arguments pour et contre, pour tenter d’apporter une réponse. La synthèse de ces analyses successives, nous a conduit jusqu’ à présent à avancer une position restrictive sur cette reprise, en mettant en avant que, quand elle est constatée, elle très sectorielle, soit géographiquement, soit pour un type de bien, soit du fait d’un avantage fiscal. Donc ces éléments étant trop spécifiques, il nous semble imprudent de se baser sur des exceptions pour conclure à une reprise de l’immobilier en 2010.

Il ne faut pas toutefois ignorer, un des enseignements les plus importants de cette période de crise que nous traversons, c’est que beaucoup de raisonnements rationnels habituels ont été balayés par des comportements affectifs imprévisibles, qui les ont contredits, enclenchant des conséquences déjouant les prévisions des spécialistes reconnus ( un exemple: qui en début d’année 2009, aurait osé annoncer un rebond des bourses mondiales ? Sur un an, au 21 février 2010, le CAC 40 enregistre une hausse de plus de 31% !!!).
Alors voici encore d’autres éléments de réflexion sur la reprise de l’immobilier en 2010 :
On recense pour 2008 et 2009, plus de 3000 suppressions d’agences, immobilières sur toute la France, dans une de ses notes d’analyse de conjoncture le Crédit Agricole, estime qu’un recul de 10% des prix serait encore nécessaire pour relancer le marché immobilier, car cela redonnerait de la solvabilité à de nombreux acheteurs potentiels. Une étude publiée par l’agence BARNES, annonce que l’immobilier de luxe sur PARIS, se porte bien, tout en précisant qu’ en 2009 , plus de 50% des biens luxueux ont été achetés par des étrangers et que ce pourcentage passe à plus de 70% quand on dépasse le prix de vente de 5 millions d’euros. Et il aurait même pénurie pour ce type de produits alors que d’autres nous disent que les étrangers auraient déserté le marché. Hypothèse: ce ne sont probablement pas les mêmes, et une certitude que nous avons déjà évoqué, Paris reste une capitale mondiale encore pas très cher.

Le marché des SCPI, est resté pratiquement insensible à la baisse de l’immobilier, pour une bonne raison, c’est que selon l’ASPIM ( Association des Sociétés de Placement Immobilier) leur rendement moyen de 2009, aurait été légèrement supérieur à 6%. Nous vous rappelons que dans cette rubrique, nous vous avions conseillé, il y a plusieurs mois de vous y intéresser notamment aux SCPI loi SCELLIER.
Voilà donc encore des éléments pour et contre pour se faire une opinion sur la reprise de l’immobilier en 2010. Nous restons pour notre part toujours prudents, car on constate que les bonnes nouvelles sont souvent données par les professionnels de l’immobilier. Normal, c ‘est de la «positive attitude» ! Notre réserve porte toujours, sur l’évolution du chômage et celle des taux, trop bas aujourd’hui pour que la probabilité à la hausse ne vienne pas perturber un scénario trop optimiste .
Et vous que pensez-vous de la reprise de l’immobilier en 2010 ?
Jean Conseil
14 juin 2010 à 8:16
[…] nos deux articles du 22 février (La reprise de l’immobilier en 2010) et du 28 avril (Les prix remontent à PARIS, dixit les Notaires !) nous faisions état de ce […]