En ce début du mois d’octobre, posons nous cette question : où en sommes nous dans la crise immobilière ?

Cela ne s’arrange pas vraiment ! Si on se réfère aux statistiques du Ministère de l’Ecologie, sur 12 mois glissants, septembre 2008/2009, le nombre de mise en chantier chute de près de 19% et celui des permis de construire de 20,2% . La tendance sur 2009 n’est pas rassurante, on constate une accélération du phénomène. En effet en comparant la période Juin à Août 2008 à la même en 2009, le nombre des mise en chantier,à chuté de 31,2%, et le nombre des permis de construire de près de 30%.
Voyons si cette crise immobilière se valide, par un autre indicateur : la distribution des crédits immobiliers. Selon Empruntis, un des tous premiers courtiers national en crédits immobiliers, le montant annuels des prêt immobiliers distribués depuis 2006, serait en chute de plus de 40% sur 3 ans, avec une baisse de plus de 27% sur le 1er trimestre 2009. Tout cela malgré des taux de crédits historiquement bas, car autour de 4% !
Seul point encourageant, toujours selon les sources du Ministère de l’Ecologie, sur ce même trimestre le nombre des ventes relatif aux achats immobiliers défiscalisés a progressé de de 29,6%. On imagine qu’elle serait la situation si cette incitation fiscale n’avait pas été mise en place. L’Association Française des Sociétés Financières, qui distribue près de 60% de tous les crédits aux particuliers, donne des chiffres très voisins et apporte un éclairage complémentaire en révélant, qu’elle enregistre une baisse jamais vue de 14,8% des crédits à la consommation sur un an.
Alors question déjà posée: les banques sont elles plus difficiles dans l’acceptation des dossiers de crédits, ou les demandes sont elles en nette régression?
La réponse est bien sur évidente, reste à savoir quel est le le paramètre, le plus important des deux, là pas de statistiques connues. Pour ma part quitte à surprendre, je n’accuserais pas les banques. Un fait qui me semble révélateur, Réné RICOL, nommé par le gouvernement il y a un an et demi , comme médiateur du crédit auprès des banques pour débloquer les situation tendues et donc avec mission d’ accroître ainsi le volume global des crédits distribués, vient de jeter l’éponge, pour retourner à la gestion de son cabinet d’Expertise Financière, en laissant la place à Gérard RAMEIX, que Mme LAGARDE aurait dans un discours public qualifié de «Zorro» du crédit ….! Cela laisse bien sous entendre qu’elle s’attend à ce qu’il réalise des exploits!
Bref, on est pas encore sorti de la crise immobilière !
Jean Conseil