Après avoir jeté un coup d’oeil au prix immobiliers des annonces de seloger dans les Alpes Maritimes, je suis allée voir sur le site des Notaires de Paris quels étaient leurs prix immobiliers. En effet ces chiffres se basent sur le prix immobilier effectué à la transaction (et non pas sur le prix immobilier affiché) … or il y a de plus en plus de négociation lors de l’achat d’une maison ou d’un appartement . C’est l’avantage de ces données : les prix immobiliers parisiens sont précis. L’inconvénient c’est qu’ils ne sont pas immédiat. Les données communiquées analysent 2007, l’évolution du marché immobilier parisien depuis 2002 et les variations sur le dernier trimestre 2007. Alors j’ai résumé ces prix immobiliers parisiens sous forme d’un tableau.

Certes, les prix immobiliers parisiens datent de 2007 mais ils donnent des informations pertinentes à tous les futurs propriétaires qui souhaitent acheter un appartement à Paris ! Premièrement, on peut féliciter toutes les personnes qui ont décidé d’acheter un appartement à Paris avant 2002 : les progressions des prix immobiliers parisiens en 5 ans sont toutes supérieures à 60% d’augmentation. Deuxièmement, on constate que la hiérarchie des arrondissements parisiens est respectée mais que la hausse des prix immobiliers parisiens sur 5 ans a particulièrement été favorable aux arrondissements moins prisés. Ainsi le 19ème a connu une hausse de plus de 100%. Les 10ème, 18ème et 20ème sont au dessus des 90% d’augmentation. Au regard des prix immobiliers pratiqués dans les arrondissements plus chics (IV, VI et VII), on se doute que les parisiens de l’époque ont reporté leur décision d’acheter un appartement à Paris sur des lieux moins chics.
Cependant, l’écart des prix immobiliers parisiens est encore fort entre les arrondissements. Dans le 19ème, le prix immobilier moyen pour 2007 est de 5050€/m² contre 9790€/m² pour le 6ème : presque du simple au double !! Concernant l’évolution des prix immobiliers parisiens sur le dernier trimestre 2007, que constate-t-on ? Le ralentissement voire la baisse annoncées des prix immobiliers parisiens n’est visible que dans 3 arrondissements : V, XIII et XIV. A l’inverse dans le I, IV et VII, les prix immobiliers continuent de croître à un rythme plus que soutenu.
Alors tout le monde se pose la même question : est ce le bon moment pour acheter un appartement à Paris ? Chers futurs propriétaires, il n’y a pas de réponse parfaite ! Si vous envisagez de revendre votre bien d’ici quelques années, je pense que vous ne gagnerez pas beaucoup, voire vous perdrez de l’argent (car il ne faut pas oublier les frais de nos fameux notaires et le coût du crédit immobilier). Si vous envisagez de vivre plusieurs années sur Paris, alors l’arbitrage loyer - remboursement de prêt doit être fait. Selon la situation financière des futurs propriétaires, la réponse est différente. Il s’agit de mener une vraie analyse patrimoniale: évaluer l’impact de votre loyer sur vos frais, d’un crédit immobilier sur votre niveau de vie, évaluer le retour sur investissement d’un placement financier plutôt que d’acheter un appartement à Paris … et ensuite il faut faire des visites !!
31 mai 2008 à 6:21
bonjour Claire,
c’est avec plaisir que je consulte maintenant régulièrment votre blog, pour lire vos informations et analyses.
mon activité étant tournée vers le conseil patrimonial,je suis content d’y trouver un éclairage sur l’mmobilier,qui représente toujours un part importante du patrimoine de tout un chacun.
vous mettez à juste titre en évidence des informations qui semlent montrer un début de retounement de tendance.Aux USA,en Espagne pas de doute c’est une grave crise,que peut on penser pour l’Europe et la France ?? Je suis d’acord avec vous sur les exceptions,quelques régions, grandes capitales,mais cela ne concerne qu’une partie des acheteurs potentiels.
Alors que dire aux autres ?
d’abord un petit rappel:1990 en France l’immobilier au plus haut,1994 moins 40% !!!! personne n’aurait jamais cru que cela pouvait se produire, il a fallu attendre 2000,2002 pour retrouver les prix de 1990.
Sommes nous dans un sénario similaire ?
Oui sur 2 points l’offre augmente,les acheteurs notemment étrangers sont moins présents et le coût du crédit augmnente.
Conseiller c’est choisir,alors permettez mois d’ête plus incisif:
Stopper pour le momnent tout achat immobilier de défiscalisation
il y aura bientôt des “soldes ”
Négocier à moins 20% minimum toute offre présente sur le marché ou ne faites pas l’affaire, sans aucun regret, d’autres opprtunités vont se présenter.
La baisse sera probablement plus lente qu’en 1990 car la hausse n’est pas alimentée par la spéculation des professionnels comme à cette époque, mais elle est là, et pour un investissement qui s’inscrit dans la durée,et bien il faut prendre son temps ou pour un acaht immédiat,anticiper la baisse donc négocier entre moins 20 et moins 30%.
2 juin 2008 à 16:58
Merci Jean de venir régulièrement lire mon blog. Vos conseils me semblent réalistes : je donne pour exemple un de mes clients qui est en passe d’acheter une villa à 500000€ alors qu’elle était annoncée à 590000€
27 juillet 2009 à 16:09
Bonjour,
Je suis tombée par hasard sur votre blog en faisant des recherches afin de savoir quel était mon pouvoir de négociation pour un achat dans le 12ème arrondissement de Paris.
L’appartement qui m’intéresse est très atypique et j’éprouve de grandes difficultés à estimer sa valeur réelle.
Il s’agit d’un duplex de 40 mètre carrés loi carrez avec 20 mètres carrés hors loi carrez. Comment évaluer ces 20 mètres carrés hors carrez?
L’appartement est en vente 385000 euros ce qui me paraît énorme malgré son charme.
Puis-je négocier 20% comme le conseille Jean ci-dessus? N’y-a-t-il pas un risque de vexer les actuels propriétaires qui l’ont entièrement refait?
27 juillet 2009 à 19:25
Bonjour Mathilde
Vu le prix au m², c’est extremement cher : 9625€. Pour un bien dans le 12eme, cela me parait disproportionné. A moins que vous ayez un vrai coup de coeur, je vous conseille de négocier au prix du marché, voire un peu plus. pour vous aider à calculer la valeur de ces 20m² hors loi Carrez, leur valeur vaut 1/3 de la valeur d’un m² carrez.