
D’après l’enquête de BIPE réalisée mi février 2008, la baisse des prix dans le marché immobilier français sera de 3%. Il s’agit d’une moyenne nationale, donc les prix continueront d’augmenter dans certains secteurs très prisés. Il est à noter qu’entre 1997 et 2006, les prix ont globalement augmenté de 131% ! D’après cette étude et celle de la Banque de France, la crise des subprimes a surtout eu un impact négatif sur les crédits octroyés aux entreprises. Les banques continuent de prêter aux particuliers dans le cadre de crédit immobilier. Ce qui ralentit donc la dynamique du marché immobilier est avant tout la hausse des taux d’intérêts. Il y a 15 ans les prix étaient peu élévés mais parallélement, les taux d’intérêts dépassaient facilement les 10%. Le BIPE annonce aujourd’hui des taux d’intérêts moyens sur le 1er semestre à 4,5% et jusqu’à 5% sur le second semestre. C’est donc le nombre de transactions qui diminue : - 12%. Celle-ci entraine une diminution générale des prix. Mais le marché immobilier est toujours structurellement déséquilibré avec une demande en logements toujours supérieure à l’offre. Ainsi, le ministère du logement considère que la demande annuelle en immobilier neuf est de 500 000 biens. Or en 2007, il y a eu un peu plus de 450 000 constructions neuves. Sur les derniers mois de l’année 2007, les désistements et le nombre de biens en stock ont augmenté. Cette tendance se poursuit en 2008. Les ménages les moins solvables comme les primo-accédants ne sont plus en mesure d’emprunter : en conservant leur niveau d’imposition de 33%, ils voient désormais la durée des crédits immobiliers s’allonger. Le prix total du crédit immobilier devient alors trop important : ces ménages continuent de louer en attendant une meilleure conjoncture. Pour le moment, aucun expert ne tente un pronostic sur ce sujet.