Ça et la on lit ou entend des informations aux qu’elles on a envie de croire concernant la reprise immobiliere en 2010. Les dernières statistiques du baromètre de SeLoger.com et celui de la Chambre des Notaires de France vont dans ce sens, surtout en ce qui concerne l’immobilier ancien.

Les analystes économiques qui souvent à juste titre relèvent l’évolution contraire du marché de l’immobilier et de la bourse, confortent cette position. En effet après un rallye haussier sur le second semestre 2009, un peu inattendu, la bourse baisse à nouveau et semble reprendre en compte les données économiques négatives, comme l’accroissement du chômage, et surtout le risque pays. Des états comme l’Irlande, le Grèce, l’Espagne sont annoncés comme proche de la cessation de paiement. Donc l’immobilier, comme l’or, valeurs refuge seraient à nouveau attractifs.
Que pensez de cette reprise immobiliere attendue ?La seule donnée qui semble économiquement incontestable, car validée depuis toujours est que l’immobilier fonctionne en cycles longs de 4 à 6 ans en moyenne. Les derniers sont 1991-1998, cycle haussier, 1999-2003, baissier, 2004-2008 à nouveau haussier, et 2008 à ce jour, baissier. Ces durées sont tout à fait logiques, car le retournement du marché est directement corrélé à des données économiques qui elles aussi, fonctionnent selon des cycles longs : l’évolution des stocks de logements, la mise oeuvre d’un projet immobilier et sa durée de construction, l’évolution des taux des prêts, l’évolution du taux de chômage.. Toutes ces composantes qui déterminent l’achat immobilier ne changent pas de tendance d’une manière significative en une année.

Voilà pourquoi, le retournement du marché de l’immobilier est régi par un cycle long. La conjoncture peut le rendre plus court ou plus long, mais il y a toujours une durée incompressible que l’on peut à minima évaluer à 4 ans. Ce frémissement relaté auquel nous assistons actuellement est un bon signe mais il est beaucoup trop tôt pour s’enthousiasmer ! Le cycle baissier commencé en 2009, n’en est de fait qu’au début de sa troisième année, donc patience : continuez à bien négocier si vous êtes acheteurs et si vous êtes vendeurs, n’oubliez pas que vendre moins cher c’est aussi racheter moins cher !
En attendant la vraie reprise immobiliere !
Jean Conseil