En cette période ou l’on fête les 40 ans du premier pas de l’homme sur la lune. Il me semble amusant de parler de cet Homo Erectus français qui a pour la première fois été invité, le 1 er janvier 1996 à poser son pied sur de l’immobilier défiscalisant. De fait la performance de Neil Amstrong, comparée celle de notre aventurier fiscal, semble assez simple. Il n’ a eu, lui, qu’ à aller sur la lune. Notre fiscalaunaute, par contre, a du successivement, découvrir les secrets des territoires des lois de défiscalisation, PERRISOL, BESSON, DE ROBIEN, BORLO, et maintenant SCELLIER. Pas mal en 13 ans !

Les plus aventureux se sont même risqués sur MALRAUX, et GIRARDIN Immobilier. Que d’aventures….!
Une similitude toute fois, dans les deux cas, «on s’occupe de tout !», l’aventurier doit faire confiance aux techniciens, et se laisser porter jusqu’au succès final. Redevenons plus sérieux et interrogeons nous sur l’intérêt réel de ces investissements immobiliers défiscalisants et les lois de défiscalisation.
De fait il y a trois catégories de situations :
- ceux qui ont fait de bonnes affaires
- ceux qui vont au final équilibrer leur investissement, l’avantage fiscal étant de fait absorbé par la surévaluation du prix d’achat
- et ceux qui sont entrés dans une véritable galère, appartements non loués, biens décotés, très difficiles à vendre.
Il n’y a pas de données statistiques sur ces résultats, mais la lecture de la presse financière, et les différentes émissions radios et télévisions, laissent à penser que la répartition par tiers est probablement proche de la réalité. Alors comment réagir, face à ce type d’investissement et ces lois de défiscalisation ?
La seule approche valable est de considérer qu’avant tout on fait un achat immobilier, le bonus fiscal est à vraiment mettre de coté dans la démarche. Donc, il faut valider, l’endroit, le prix, la qualité de la construction, le marché locatif local, les références du futur gestionnaire. Un conseil: «Allez voir sur place !», quand vous êtes prêts à investir de 100 à 300.000€ ou plus encore, cela vaut bien la peine, de faire 1000€ de dépenses supplémentaires pour passer quelques jours sur place, car dans 90% des cas on vous propose des produits qui sont à plus de 300 à 500 km de chez vous.
Toutes ces lois de défiscalisation sont des effets d’aubaine, elles permettent aux pouvoirs publics de relancer l’activité et beaucoup d’intervenants profitent de la situation, pour dégager des marges très confortables. Donc vous achetez généralement cher. Si vous ne disposez pas du temps nécessaire, faites appel à un conseiller indépendant, de confiance, qui fera le marché à votre place, en toute objectivité, puisqu’il ne sera pas obnubilé par l’avantage fiscal.
Jean Conseil
28 juillet 2009 à 12:53
La loi Scellier est de loin la plus intéressante
30 juillet 2009 à 16:13
tout à fait d’accord avec votre remarque, son succés masque un peu la réalité du marché, car selon les villes, depuis le début de l’année, les ventes en loi Scellier représentent plus ou moins 60% des ventes de logements neufs.Comme pour le conseiller indépendant, votre rôle de chasseur immobilier trouve là l’occasion d’apporter un conseil objectif.Selon moi un particulier ne devrait pas acheter de l’immobilier défiscalisé, sans un appui impartial.
1 août 2009 à 0:54
Mes meilleurs clients sont actuellement…….. ma famille. :o)
Autant en faire profiter ses proches, surtout que pour trouver du Scellier à Montpellier…….
7 août 2009 à 13:42
l’association de consommateurs UFC Que Choisir vient de révéler qu’environ 30.000 foyers en France seraient en situation de surrendettement suite à des investissements immobilers locatifs défiscalisant qui se dérouleraient mal
7 août 2009 à 14:40
Pas étonnant, d’ailleurs c’est très souvent que les banques prêtent lorsque le locataire a été trouvé et ce, à hauteur de 70% du montant du loyer.
Il n’est donc pas prudent de s’endetter sur la totalité de l’investissement mais plutôt d’assurer un équilibre financier de celui çi, l’opération “blanche” étant l’idéal.
3 février 2011 à 23:14
on se demande vraiment des fois … m’enfin bon c la vie.