Vu l’engouement suscité par notre premier article sur le marché immobilier espagnol (pas moins de 90 commentaires à ce jour !), nous avons décidé de vous donner des nouvelles du marché immobilier espagnol : et bien cela ne va pas mieux !

Là où cela est plus visible est bien évidemment sur la cote méditerranéenne, les chantiers étant à l’arrêt depuis maintenant plusieurs mois, les broussailles envahissent les lieux et donnent encore plus un spectacle d’abandon. Mais il en est de même, aussi, par exemple, au sud de MADRID, où il y a maintenant la «ville fantôme de SESENA» : début de construction en 2003, un projet ambitieux de 13.500 logements dont à peine 900 sont occupés. Le bord de mer construit depuis plusieurs années contraste fortement avec les villages érigés en retrait de 10 à 15 km qui sont déserts ou en chantier.
Le journal EL PAIS révélait il y a quelques mois ces faits sur la situation du marché immobilier espagnol : le stock de logements vides en Espagne à fin 2008 était de 997.000 unités, à peine achevé au 2/3, et dont plus de la moitié était située sur la cote méditerranéenne. D’après une nouvelle étude publiée par la Banque BBVA ce stock serait actuellement de 1,2 million.
Alors ce sont les soldes à tout va, les promoteurs cassent les prix, pour récupérer du cash et diminuer le coût de leurs découverts bancaires, charges financières qui pourraient les mener à la faillite,s’ils n’arrivaient pas à les résorber. Dans un premier temps les baisses de prix sur le marché immobilier espagnol étaient en partie compensées, par le fait que contrairement à ce qui se passe en France, quand un acheteur résiliait son contrat pour raison personnelle ou refus de crédit, le promoteur pouvait conserver 50% de l’acompte minimum de 30% du prix versé à la signature. Maintenant ce stock d’annulation est épuisé et il n’y a plus d’acheteurs. Les étrangers qui représentaient la majorité des acquéreurs sur ce marché immobilier espagnol, soit ont vu diminuer leur épargne et abandonnent leur projet, soit attendent que les prix baissent encore, nous sommes dans le cas d’un achat de résidence secondaire, donc rien ne presse.
Les promoteurs ne peuvent pas non plus compter sur les acheteurs espagnols, pour booster le marché immobilier espagnol. En effet le marché intérieur subit l’influence de la croissance du chômage,jamais vue depuis 10ans. Le seuil des 4 millions de chômeurs est atteint, ce qui représente un taux de chômage de plus de 17%, avec une tendance pouvant aller à 20%, près de 30% des espagnols ayant un prêt immobilier en cours estiment que l’évolution de leur situation ne leur permettra plus de faire face à leur remboursement de crédit.

Ce n’est jamais sympathique de vouloir profiter d’une situation difficile, mais c’est la loi du marché, un achat immobilier bien ciblé et bien négocié en Espagne en 2010, sera certainement un bon investissement, car inévitablement comme à chaque crise, le marché immobilier espagnol finira pas se retourner.
Jean Conseil
27 octobre 2009 à 10:15
Le marché finira par se retourner mais dans de nombreuses années selon moi et le mal est bien plus profond en Espagne : immigration, taux d’endettement, pouvoir d’achat, coût de la vie, situation de monopole Iberdrola, Telefonica, …….